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Résumé du test de la Suunto Race 3S
Poids : 56 g
Dimensions : 46 mm x 11,4 mm
Ecran : AMOLED tactile, 1,32" (33,5 mm), 466 x 466 px
Utilisation : Course à pied, trail, outdoor (100 profils)
Les moins : étanchéité limitée à 5 ATM
Autonomie : 55 h (sport), 12 jours (montre)
Mon avis : la RACE 3S est la version compacte de la RACE 2, ou plutôt de la future RACE 3 ! Elle monte en gamme par rapport à l'ancien modèle : boîtier proposé uniquement en titane, verre saphir, cardio optique et processeur plus performants, écran plus lumineux, stockage doublé et autonomie en hausse. Elle devient ainsi la montre premium la plus compacte de Suunto, tout en offrant des fonctionnalités très complètes pour l'entraînement et des capteurs que j'ai trouvés très fiables. La hausse de prix (50 € de plus que la Race S Titanium à sa sortie) et l'absence de version Acier, moins coûteuse, la rendent toutefois nettement moins abordable que le modèle précédent. Ce détail mis à part, ce petit modèle a tout d'une grande montre !
- Elégante et adaptée aux poignets fins
- Matériaux premium (titane et saphir)
- Ecran AMOLED très lumineux
- Grande autonomie
- GPS, cardio optique et altimètre fiables
- Outils sportifs très complets
- Navigation GPS agréable
- Cartographie fluide
- Mode snorkeling et profondimètre pour la plongée en apnée
- Prix d'entrée nettement plus élevé (équivalent Race 2 Acier)
- Interface de navigation encore perfectible
- Etanchéité limitée à 5 ATM
- Synchronisation avec l'application toujours un peu lente
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A propos de ce test
J'ai testé la Suunto Race 3S pendant trois semaines. La version logicielle la plus récente utilisée pour mes tests est la 2.57.58 mais j'ai également testé des versions antérieures, Suunto mettant régulièrement à jour son logiciel en période de lancement. Les graphes comparatifs (altimètre, cardio, distance) sont produits à l'aide d'un outil développé par Sport Passion (voir notre procédure de test). Pour tous les tests et revues détaillées que nous réalisons, nous ne percevons aucune rémunération du fabricant. Tous nos tests sont réalisés en toute indépendance. Notre objectif est d'offrir aux internautes des informations neutres, fiables et utiles pour les aider à choisir, acheter et utiliser leur matériel sportif (montres et appareils de fitness). Voir tous nos tests.
Présentation de la Suunto Race 3S
Comme vous pouvez le constater, il n'y a pas de Suunto Race 2S ! La marque passe directement à la version 3S, alignant ainsi le modèle compact de la Race à celui d'une future Race 3 qui, on l'imagine, ne devrait pas tarder à sortir.
La Suunto Race 3S est une montre multisport et triathlon haut de gamme avec cartographie conçue pour les sports de performance mais également utilisable pour les activités outdoor. Elle reprend le principe de la Race S : proposer une montre complète dans un format compact (S pour Small, « petit » en anglais), mieux adapté aux poignets fins et suffisamment discret pour être porté au quotidien.
Techniquement, elle est la version miniaturisée de la Suunto Race 2 (ou de la future Race 3) dont le boîtier de 49 mm offre un écran ultralarge de 1,5 " (38 mm). Lire ici mon test complet de la Suunto Race 2. La Race S était sortie huit mois après la Race et un an après la Race 2. Elle se situait donc entre deux générations et commençait à vieillir.

Ce qui change sur la Race 3S : taille, matériaux, autonomie, mémoire...
Comparée à la Race S, la Race 3S monte clairement en gamme.
Tout d'abord, Suunto ne la propose qu'en version titane (lunette et fond de boîtier). Exit la version Acier, un peu plus lourde mais aussi moins coûteuse, avec un écart de prix de 100 €. Cette version rendait le modèle beaucoup plus abordable.
Le boîtier gagne légèrement en taille avec 46 mm de diamètre au lieu de 45 mm. La Race 3S reste malgré tout compacte et ultralégère : 56 g avec son bracelet silicone, contre 53 g pour la version titane de la Race S.

Elle adopte un verre saphir, à la place du Gorilla Glass, pour une résistance aux rayures nettement supérieure. Elle conserve le même écran AMOLED tactile de 1,32", affichant 466 × 466 pixels, mais bénéficie d'une nouvelle dalle LTPS plus performante et d'une luminosité de 2 000 nits, contre 600 nits auparavant. L'affichage est ainsi nettement plus lisible au soleil. C'est le niveau de luminosité des modèles Race 2, Vertical 2 et Run 2.
Grâce à une capacité de batterie supérieure de 50 %, l'autonomie bondit. Elle atteint désormais 55 heures en mode multi-GNSS, contre 45 h sur l'ancien modèle, et 38 h en mode GPS multibande. On se rapproche ainsi de l'autonomie de la Race 2 (65 h) ! Voir ici les détails surl'autonomie et ma vérification sur le terrain.
Enfin, la capacité de stockage est doublée, passant de 32 à 64 Go. On peut ainsi stocker plus de cartes, d'itinéraires et de la musique.
La Race 3S reprend tous les capteurs de la Race S mais avec un cardio plus récent, hérité de la Race 2. Elle dispose d'un GPS double-fréquence L1+L5, d'un altimètre barométrique, d'un profondimètre et d'un thermomètre. Elle bénéficie également d'un nouveau processeur Apollo 510 plus puissant destiné à améliorer encore la fluidité de l'interface et de la cartographie. Voir mon test des capteurs.

Suunto annonce également l'arrivée d'un lecteur de musique. Il ne sera disponible que via une mise à jour dans les semaines à venir.
Un détail qui a son importance : on peut désormais utiliser l'écran tactile pendant le sport. Sur l'ancien modèle, cette possibilité était réservée à la carte.
Côté fonctionnalités, la Race 3S reprend l'ensemble des outils très complets du modèle précédent, auxquels s'ajoutent quelques nouveautés que je détaille juste après. Elle offre de nombreuses fonctions pour l'entraînement, la navigation et la gestion de course.
Elle propose plus de 100 profils sportifs couvrant notamment la course à pied, le trail, le vélo, la natation, le triathlon, la musculation et les activités outdoor (sports nautiques, sports d'hiver, randonnée), ainsi que la plongée en apnée jusqu'à 10 mètres.
Dernier point : d'après l'inscription figurant sur le boîtier du modèle que j'ai testé, la montre a été conçue en Finlande et fabriquée en Chine. La marque semble donc avoir entièrement transféré sa production en Chine pour tous ses modèles, et non plus seulement pour ceux vendus en Asie.
Caractéristiques clés de la Suunto Race 3S
- Dimensions : 46 x 11,4 mm
- Matériaux : Lunette en titane, verre saphir
- Ecran : AMOLED tactile 1,32" (33 mm), 2000 nits
- Poids : 56 g avec le bracelet en silicone (38 g pour le boîtier seul)
De nouveaux outils pour mieux s'entraîner et une cartographie améliorée
La Race 3S propose plusieurs améliorations intéressantes que je décris plus en détails dans la section consacrée aux fonctions pour le sport.
L'outil Race Planer permet de préparer une stratégie d'allure personnalisée en fonction du profil du parcours, de la météo et de l'objectif visé.
Energy Sense, introduit sur la Suunto Run 2, évalue l'effort fourni par rapport aux réserves d'énergie restantes, un peu comme la fonction Stamina chez Garmin.
La cartographie a été améliorée pour afficher davantage de détails, notamment les points d'intérêt ainsi que les noms des lieux, des routes et des rues.

Suunto AI Coach est un nouvel assistant basé sur l'intelligence artificielle. Accessible depuis l'application, il analyse les données d'entraînement, répond aux questions, produit des analyses et des graphiques, et peut proposer des entraînements personnalisés et des itinéraires.
Suunto MCP permet de partager ses données d'entraînements avec une IA, ChatGPT par exemple, afin d'obtenir des analyses.
La Race 3S reprend également toutes les fonctions d'entraînement de la Race S et donne accès à la suite d'outils Suunto Plus, notamment ZoneSense. Elle propose de nombreux outils pour s'entraîner à tous les niveaux, ainsi qu'un suivi détaillé des performances directement sur la montre : VO2max, VFC nocturne, niveau de récupération, charge et statut d'entraînement, prédiction du temps de course et estimation du seuil lactique.
Les outils de navigation GPS comprennent le suivi d'itinéraire en fil d'Ariane sur fond de carte, un guidage assisté virage après virage et la fonction Climb Guidance, qui indique la difficulté des pentes.

A qui s'adresse la Race 3S ?
La Race 3S s'adresse principalement aux coureurs et aux traileurs qui recherchent une montre compacte, adaptée aux poignets fins. Elle offre de nombreux outils pour l'entraînement, la navigation et la gestion de course. Ses plus de 100 profils sportifs couvrent notamment la course à pied, le trail, le vélo, la natation, le triathlon, la musculation et les activités outdoor (sports nautiques, sports d'hiver, randonnée), ainsi que la plongée en apnée jusqu'à 10 mètres.
Pour ceux qui recherchent un modèle plus grand et offrant une meilleure autonomie, Suunto propose la Suunto Race 2, orientée performance, et la Suunto Vertical 2, équipée d'une lampe LED et conçue pour l'outdoor. En attendant, bien sûr, l'arrivée prochaine d'une Suunto Race 3 et d'une Suunto Vertical 3 !
Proposée à 499 €
La montre est disponible uniquement en version titane, avec trois coloris de bracelet : Orchid (mauve), Feather (gris) et Black (noir). Elle est proposée au prix de 499 €, soit 50 € de plus que le modèle Suunto Race S Titanium à sa sortie. C'est aussi le prix de la Suunto Race 2 Acier.
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Fiche technique
56 g
Dimensions
46 x 11,4 mm
Matériaux
Lunette et fond de boîtier en titane, boîtier en polymère, verre saphir
Ecran
AMOLED tactile couleur, 1,32" (33,5 mm), 2000 nits
Autonomie
55h / 38h / 12j
(Tous Systèmes / Multibande / Montre avec suivi 24/24)
GPS
Multi-GNSS et double-fréquence
Vraie multisports
Oui
Activités recommandées
Trail, course à pied, triathlon, natation, randonnée, ski, outdoor (100 profils)
Cardio-fréquencemètre
Oui, avec oxymètre
Cartes topographiques
Oui, disponibles hors ligne, non routables
Connectivité
iPhone, Android. Transfert de données sans fil Bluetooth et WiFi
Système de paiement
-
Oui
Téléphonie / 4G
-
ECG
-
Navigation GPS
Oui, suivi d'itinéraire, guidage assisté
Altimètre barométrique
Oui
Boussole
Oui
Thermomètre
Oui
Météo
Oui
Etanche
5 ATM (50 m), natation et plongée à 10 m
Autre
Molette digitale, assistant pour les côtes, chemin tracé, VFC, VO2max, niveau de forme, récupération
Autres modèles
Suunto Race 2 (haut de gamme performance avec cartographie)
Suunto Vertical 2 (haut de gamme outdoor avec cartographie)
Suunto Run 2 (course à pied, marathon, avec cartographie)
Construction et capteurs
Un boîtier compact en titane et un verre de saphir
La Race 3S conserve le format compact de la Race S, avec un boîtier toujours aussi fin (11,4 mm hors capteur optique) mais légèrement plus grand. Son diamètre passe de 45 à 46 mm. La montre reste malgré tout discrète sur un poignet fin. Visuellement, elle paraît moins imposante qu'une COROS APEX 4, pourtant de taille similaire. Cela s'explique par une distance entre cornes assez courte : 48 mm, contre 52 mm chez COROS. Je la trouve bien adaptée aux poignets petits à intermédiaires.
La voici sur mon poignet de 15 cm de circonférence.

Le fond de boîtier et la lunette sont en titane, le boîtier en polymère. Suunto ne propose pas de version acier, en tout cas, elle n'est pas prévue pour la sortie de la montre. Dommage car cette version permettait d'économiser 100 € !
Notez la forme de la lunette, taillée en biseau, ce qui réduit la taille apparente ainsi que la bordure noire autour de l'écran.

La principale évolution concerne le verre. Alors que la Race S offrait un verre Gorilla Glass, la Race 3S adopte un verre saphir, quasiment inrayable. On le trouvait déjà sur la Race 2, mais pas encore sur la Race S. C'est un atout important qui, à lui seul, justifie selon moi la hausse de prix de 50 €. Le verre est plat et affleure presque la lunette. Son toucher est agréable.
La montre est dotée de trois boutons sur le côté droit, dont une petite molette digitale qui fait également office de bouton-poussoir. Je l'ai trouvée souple à manipuler, contrairement à celle de l'ancien modèle, un peu raide.

Au dos, on trouve un îlot de capteurs assez fin, recouvert d'un verre légèrement incurvé (2,5 D). Il ne se fait pas sentir sur la peau et ne laisse pas de trace.

Le poids reste très contenu : 38 g pour le boîtier seul et 56 g avec le bracelet silicone. C'est 3 g de plus que le modèle précédent. La montre est si légère qu'on ne la sent pas pendant les sorties de course à pied.
Elle est étanche à 5 ATM et peut fonctionner dans une plage de températures comprise entre -20 et +55 °C.
Ecran
Contrairement à la Race 2, qui utilise un écran LTPO, la Race 3S utilise un écran de technologie LTPS. Il coûte un peu moins cher à produire mais offre moins de flexibilité. Un écran LTPO permet notamment de réduire la consommation d'énergie en faisant varier la fréquence de rafraîchissement.

L'écran mesure 1,32" (33,5 mm) contre 1,5" (38 mm) pour la Race 2. C'est le même format que celui de la Race S. Je le trouve suffisamment confortable pour lire les cartes.
Le rapport entre la surface d'affichage et celle du boîtier est de 53 % contre 60% pour la Race 2. Concrètement, la bordure noire autour de l'écran paraît assez épaisse en comparaison de celle de la Race 2. Suunto gagne toutefois un peu d'espace grâce à la lunette taillée en biseau.

La dalle affiche une luminosité de 2 000 nits, contre 600 sur l'ancien modèle. Elle est donc très lumineuse. Je n'avais déjà pas de mal à lire l'écran de la Race S au soleil, mais c'est encore mieux avec la Race 3S.
La lampe de poche, qui utilise l'écran comme source de lumière, est également bien plus efficace que celle de l'ancien modèle.

Processeur et capteurs : encore plus de performance et de fiabilité
La Race 3S embarque le nouveau processeur Apollo 510, qui doit notamment améliorer la réactivité de la montre, des menus et de la cartographie. En pratique, je note une bonne fluidité globale avec quelques lenteurs lors du zoom. Je ne peux toutefois pas dire si les performances sont meilleures qu'avant, car je ne dispose plus de l'ancien modèle pour effectuer une comparaison directe.
L'autre amélioration concerne le capteur optique. Il s'agit d'un nouveau modèle équipé de 6 LED et 4 photodétecteurs, comme sur les modèles Race 2 et Vertical 2 mais avec une disposition différente. La marque annonce une meilleure fiabilité de la mesure notamment lors des mouvements du bras, par temps froid ou lorsque l'on transpire. J'ai vérifié tout cela lors de mon test du cardio optique.

Pour les autres capteurs, j'en ai parlé plus haut, on trouve un oxymètre de pouls, un altimètre barométrique, un profondimètre et un thermomètre.
La montre est compatible avec les principaux capteurs externes en Bluetooth.
Bracelet
La Race 3S est fournie avec un bracelet silicone Athletic 8 de 22 mm interchangeable sans outil grâce à son système d'attache rapide. C'est celui que l'on trouve sur la Race 2 mais avec de nouveaux coloris : Orchid (mauve), Feather (gris) et Black (noir). Il est interchangeable sans outil et très facile à changer.

La fermeture est assurée par une boucle classique à ardillon. L'extrémité du bracelet se fixe à l'aide d'un téton métallique, ce qui évite qu'elle ne s'accroche aux vêtements. Il faut simplement prendre le coup de main pour insérer le téton dans l'un des trous. La manipulation est toutefois un peu plus facile qu'avec la Race S, car les trous sont ronds plutôt qu'allongés et étroits.

J'aime bien ce bracelet, assez aéré grâce à de nombreux petits trous, facile à mettre et dépourvu de passant.
La taille S/M du bracelet fourni convient bien à mon poignet de 15 cm. En le serrant suffisamment pour le sport, il ne me reste qu'un ou deux trous de libre.

Recharge
La recharge s'effectue à l'aide d'un support aimanté et une prise USB-C à connecter à un ordinateur ou à un chargeur standard. Le fil est protégé par une gaine tressée, souple et plus robuste qu'un câble classique. C'est le chargeur que propose Suunto depuis le lancement de la Race 2.
Les deux gros plots visibles sur la photo servent à la recharge. Les deux petits sont prévus pour le transfert de données pour les utilisateurs de Suunto Link
Il faut compter environ 1h30 pour une recharge complète.

Utilisation de base
Cadrans
On ne trouve qu'un seul cadran sur la montre. Il faut aller dans l'application pour en installer d'autres. L'offre est assez maigre. Je n'ai trouvé que 54 watchfaces (contre 40 il y a 2 ans lors de mon test de la Race S). C'est peu.
On peut personnaliser les couleurs et les complications à afficher, plus ou moins nombreuses selon le cadran choisi. Suunto propose une liste assez conséquente de données : météo, santé, performances sportives, heures de lever et coucher du soleil, etc.
J'ai trouvé l'écran proposé par défaut plutôt élégant, avec des couleurs d'affichage assorties à celles du bracelet (mauve et gris clair). En revanche, le design des chiffres de l'horloge rend la lecture de l'heure assez difficile en mode veille. On peut facilement confondre un 8 avec un 9 ou encore un 5 avec un 6. A 18 h, je lisais 19 h !
Interface et navigation
La montre est simple à utiliser grâce à sa roue crantée et son écran tactile. Je la trouve toutefois moins intuitive à utiliser pendant le sport qu'une Suunto Run ou Run 2. L'interface et l'usage des boutons sont en effet différents entre les deux modèles. J'explicite cela dans la section sur les fonctions sportives.

On tourne la molette dans un sens ou dans l'autre pour faire défiler les écrans et les menus. On l'enfonce pour valider. Il n'y a que pendant le sport qu'il faut appuyer dessus, et non la tourner, pour faire défiler les vues puisque celles-ci défilent horizontalement. L'écran tactile permet toutefois de contourner cela. On ne pouvait pas l'activer pendant le sport sur les anciens modèles, ce n'est plus le cas pour la Race 3S.
Seul regret chez Suunto : les menus ne bouclent toujours pas. Quand on arrive à la fin d'un menu, il faut remonter toute la liste pour revenir au début. On ne peut pas juste continuer à tourner la molette.
Les trois boutons peuvent être programmés en raccourci. C'est pratique pour activer la lampe de poche, lancer un chrono, activer le mode Ne pas déranger ou encore activer la boussole en un clic plutôt que de devoir passer par les menus. En balayant l'écran vers la gauche, on simule un appui sur la molette. Le widget épinglé à la molette peut ainsi être activé par un balayage de l'écran.
Un appui long sur la molette fait revenir à l'horloge. Sur les Suunto Run, on peut le faire en posant la paume de la main sur l'écran.
Les boutons de la montre peuvent être verrouillés pendant le sport pour éviter les appuis intempestifs. On peut également définir un code d'accès à quatre chiffres pour sécuriser l'accès aux données de la montre.
Usage pratique
La Race 3S propose 21 widgets ou applications. Ils permettent d'accéder aux outils pratiques de la montre (météo, altitude, boussole, lecteur MP3, carte, heures de lever et de coucher du soleil, données sur les marées, notifications, chronomètre) et au suivi des performances sportives, de la santé et de l'activité.
Pour commencer la journée, la Race 3S affiche un rapport matinal indiquant la qualité du sommeil, la VFC nocturne, le suivi du niveau d'oxygène sanguin et de la fréquence cardiaque.

Le widget Ressources affiche les ressources disponibles au cours de la journée. Elles augmentent pendant les phases de repos (sommeil, temps inactifs, etc.) et diminuent pendant l'activité (sport, courses, ménage, etc.). Le widget Pas et Calories affiche le nombre de pas et les calories dépensées au cours de la journée et dans la semaine (histogramme). Le widget Fréquence cardiaque affiche les données de suivi du cœur et les calories dépensées par heure.

Le widget suivi du sommeil indique un score du sommeil et les heures passées dans les différentes phases ainsi qu'un histogramme sur 7 jours. J'ai fait une comparaison avec Garmin, en portant les deux montres en même temps la nuit. Les scores de sommeil sont quasiment identiques entre les deux marques mais les durées des phases sont très différentes, notamment pour le sommeil profond. Chez Suunto, j'obtiens régulièrement des valeurs très faibles, généralement 10 à 30 minutes par nuit contre 1h à 1h30 chez Garmin, en portant les deux montres en même temps la nuit. Quelle que soit la marque, il est difficile de se fier aux valeurs mesurées mais on peut avoir une référence et comparer les mesures d'une nuit à l'autre et aussi évaluer le score en fonction du ressenti pour savoir s'il est fiable ou non.
Le lecteur MP3 permet d'écouter de la musique hors ligne, donc sans avoir besoin d'un téléphone. On peut aussi contrôler la musique d'un Smartphone.
La Race 3S affiche les notifications de smartphone (mails, SMS, WhatsApp, réseaux sociaux), incluant les émojis (plus de 1400 disponibles !) mais pas encore les photos. Seul regret : la longueur du texte affiché est très courte, ce qui ne permet de lire que le début du message. On peut répondre aux messages (sur Android uniquement) par un message prédéfini.
Les autres widgets proposent des outils pour l'outdoor et le suivi des performances sportives. Je traite cela ci-dessous.
Fonctions pour le sport et l'outdoor

Plus de 100 activités sportives
La montre propose une centaine de profils sportifs, soit un peu moins que la Race 2. On trouve des sports d'endurance (course à pied, trail, natation libre et en piscine, vélo, triathlon), des activités outdoor (randonnée, sports nautiques, sports d'hiver), des sports collectifs, des sports motorisés, des sports de raquette, la musculation, la gym. Si l'on ne trouve pas chaussure à son pied, on peut créer un profil personnalisé depuis l'application à partir d'un profil existant.
Parmi les profils spécifiques, je relève le Swimrun, la Course sur piste avec choix du couloir (la montre ajuste les coordonnées GPS pour les faire coller à la piste), le Snorkeling (avec plongée jusqu'à 10 m et la possibilité de définir le type d'eau), la Corde à sauter (avec comptage du nombre de sauts). Les profils Chasse et Pêche ne proposent aucune donnée spécifique à l'activité (pas de compteur de pêche par exemple). Le profil Snorkeling affiche la profondeur, la température de l'eau et les pas de plongée. Les profils Aviron et Rameur affichent la cadence des mouvements.
Interface pendant le sport moins pratique que celle des Suunto Run
Sur les modèles Race, les vues sportives défilent horizontalement, un comportement hérité des anciens modèles de la marque et peu compatible avec la molette introduite tardivement. Pour passer d'un écran à l'autre, il faut appuyer sur la molette et non la tourner, ce qui serait contre-intuitif. On ne peut pas revenir à l'écran précédent avec les boutons. Pour cela, il faut faire défiler toutes les vues jusqu'à revenir à celle que l'on veut consulter. Sur les Suunto Run, c'est différent. Les vues défilant verticalement, la molette peut être tournée dans un sens ou dans l'autre pour naviguer. Je trouve cela nettement plus pratique.
Cela dit, on peut utiliser l'écran tactile pour naviguer entre les vues (donc avancer ou reculer !). En effet, Suunto a enfin ajouté un paramètre pour activer la fonction tactile pendant le sport. Sur les modèles Race S, Race 2 et Vertical 2, on ne pouvait l'activer que pour la carte.
On lance une activité facilement, soit avec le bouton du haut pour lancer le dernier sport pratiqué, soit en tournant la molette vers le bas ou en balayant l'écran de haut en bas pour afficher tous les sports. La recherche des satellites est très rapide, à condition de bien synchroniser régulièrement la montre pour avoir des positions satellites à jour.
Le choix du mode GPS s'effectue au niveau de l'activité. Par défaut, Suunto propose le mode Performance (GPS multibande + mode tous les systèmes), le plus précis. On peut sinon choisir le mode Endurance (GPS monofréquence + mode tous les systèmes) qui reste très précis.

Affichage 8 données et champs de données
Les vues sportives peuvent afficher 3, 4, 5 ou 7 champs de données personnalisables en plus de l'horloge qui apparaît en haut de l'écran, ce qui fait un total de 8 données au maximum, contre seulement 5 données maximum, incluant l'horloge, sur la Suunto Run 2.
Suunto propose aussi des affichages spécifiques : graphique, tableau des tours, zones d'intensité, intervalles (puissance, puissance sans distance, durée avec fréquence cardiaque, vitesse, vitesse et allure).
Voici un exemple d'écran affichant 7 données. Il devrait y avoir l'horloge mais elle n'est pas affichée. L'affichage était pourtant bien de 8 données dans l'application.

Chaque profil sportif propose un maximum de 4 vues sportives, incluant la carte, ce qui est assez limité. A cela s'ajoutent les écrans Suunto Plus et les vues spécifiques aux options sélectionnées (Climb Guidance ou Energy Sense par exemple).
Suunto propose de nombreux champs de données que je ne listerai pas ici. Dans les grandes lignes, on trouve des données de distance, allure, vitesse, fréquence cardiaque, altimétrie, puissance, dynamiques de course, données ZoneSense, calories, navigation (cap, ETE/ETA, distance restante), température, météo, état de la batterie ainsi que des données au tour.

Outils pour s'entraîner et suivre ses performances
Les outils disponibles en natif sur la montre pour s'entraîner et suivre ses performances sont très complets.
On trouve aussi Suunto Plus, une bibliothèque d'applications et guides divers à télécharger depuis l'application. L'outil Burner, par exemple, affiche les graisses et glucides dépensées par heure. ZoneSense évalue en temps réel les zones de FC. L'outil Climb affiche des données sur les ascensions. On peut lancer un test de Cooper ou activer un coureur fantôme. Des guides permettent de suivre un entraînement dédié, comme la préparation au marathon de New York. L'utilisation de Suunto Plus est limitée à 3 outils à la fois (au lieu de 2 dans le passé).

La Race 3S introduit Race Planner, une fonction qui permet de bâtir une stratégie d'allure pour une course en fonction de la typologie du terrain, de la météo et du temps visé. C'est l'équivalent de Pace Pro chez Garmin ou Stratégie d'allure chez COROS. Concrètement, au lieu de suivre une allure moyenne fixe, peu pertinente en montagne ou sur un terrain vallonné, la montre va proposer, en temps réel, une allure en fonction des montées et des descentes de manière à lisser les efforts sur tout le parcours. Race Planner n'était pas encore disponible lors de mon test. La fonction sera ajoutée ultérieurement via une mise à jour.
La fonction Energy Sense, introduite avec la toute récente Suunto Run 2, estime l'énergie disponible en fonction de la VO2max et du seuil lactique. L'objectif est d'évaluer les dépenses en temps réel et ce qu'il reste encore en réserve, afin d'adapter son allure. C'est l'équivalent de la Stamina chez Garmin. Je trouve cette fonction intéressante pour les débutants qui ne savent pas encore bien doser leurs efforts sur une épreuve au risque de craquer avant l'arrivée ou, au contraire, d'avoir raté l'occasion de faire un meilleur temps. Pour les marathoniens, je vous renvoie aussi au mur du marathon et comment l'éviter. La photo ci-dessous a été prise sur la Run 2.

La montre reprend par ailleurs les fonctions de la Race S et de la Race 2 :
- Travail en intervalles (fractionné)
- Entraînements structurés (à créer depuis l'application)
- Travail en zones cibles (FC, allure, puissance, ZoneSense)
- Définition d'objectifs (durée, distance, ascension)
- Puissance de course à pied avec ou sans capteur externe
- Tours automatiques (distance ou durée)
- Pause automatique
- Chronomètre et compte à rebours

On peut bâtir un entraînement structuré, que ce soit pour préparer une épreuve ou simplement progresser dans une discipline, à partir de Suunto Coach accessible depuis l'application. L'outil, basé sur l'intelligence artificielle, propose de créer un plan sur mesure à partir d'un objectif à définir. Le plan s'adapte ensuite en fonction des progrès et des données d'entraînement. On trouve des programmes pour préparer un marathon, un trail, un triathlon ainsi que des programmes de fitness pour rester en forme ou améliorer son endurance. L'outil pose ensuite des questions pour personnaliser ces programmes en fonction de l'objectif recherché.
ZoneSense, disponible depuis quelques années maintenant chez Suunto et accessible via Suunto Plus, permet de s'entraîner de manière optimale en zones de fréquence cardiaque. Ces zones dépendent en effet de l'entraînement et d'autres paramètres. Elles ne sont donc pas fixes et doivent être réévaluées en permanence pour un entraînement précis. La fonction effectue ce travail en temps réel pendant le sport, calculant précisément les seuils aérobie et anaérobie à partir de la variabilité de la fréquence cardiaque. Pour cela, il faut obligatoirement utiliser une ceinture cardiothoracique, plus précise que le capteur optique d'un brassard ou d'une montre. Les ceintures utilisent en effet un capteur électrique du même type que celui utilisé pour l'ECG.
Concrètement, la montre affiche une jauge indiquant en temps réel l'effort produit (aérobie, anaérobie, VO2max). Elle mesure les temps passés dans les différentes zones.

On trouve ensuite des données plus complètes et un graphe dans l'application. Il faut plusieurs séances pour obtenir des données exploitables. Je vois cet outil surtout utile pour des entraînements poussés où l'on recherche la précision.
On remarque que les valeurs Zone Sense s'éloignent parfois beaucoup de la fréquence cardiaque. On voit souvent un décalage dans le temps ou des pics opposés. La fréquence cardiaque ne reflète en effet pas exactement l'effort en temps réel.
Avec les notifications d'activité et le retour vocal, on bénéficie d'instructions vocales pour la navigation et d'informations sur les performances (fréquence cardiaque, temps au tour, pauses et reprises, etc.). Il faut un téléphone pour en bénéficier, la montre ne disposant pas de haut-parleur.

Pour les coureurs, la montre affiche la puissance de course sans capteur externe et des dynamiques de course (cadence, longueur de foulée, temps de contact au sol, équilibre droite-gauche, oscillation verticale).
Le suivi des performances est assuré par 5 widgets que je décris en détail dans mon test de la Suunto Race 2 :
- Charge d'entraînement (entraînement TSS) et jauge indiquant si l'on est en phase de progression ou plutôt de récupération.

- Progression (CTL) : une jauge indique si l'on s'entraîne comme il faut, c'est-à-dire régulièrement mais ni trop ni pas assez. Le widget affiche également une prédiction du temps de course, la VO2max et le seuil de lactate.
- Fatigue d'entraînement et Récupération (TSB) indiquent si l'entraînement est bien équilibré

- Récupération indique le niveau de récupération après un entraînement. Le score doit revenir à 100% pour reprendre un entraînement soutenu.

- Suivi de la VFC nocturne. Une jauge permet de se situer : il faut simplement rester dans le vert. Voir ici comment optimiser son entraînement avec la VFC.

Ces outils indiquent, par des jauges et des scores faciles à interpréter, les efforts réalisés, la progression, la condition physique actuelle, le niveau de récupération après un entraînement. La montre affiche la VO2max de course à pied, la prédiction du temps de course pour une épreuve (5 km, 10 km, semi-marathon, marathon) ainsi que le seuil de lactate et la fréquence cardiaque au seuil. Tout cela permet d'évaluer sa condition physique et ses progrès et d'avoir des données concrètes pour estimer ses performances sur une épreuve.
On trouve des données plus complètes avec des analyses dans l'application.
Suunto AI Coach : un nouvel outil conversationnel ultrapuissant basé sur l'IA
La Race 3S introduit un tout nouvel outil basé sur l'intelligence artificielle : Suunto AI Coach. On y accède depuis l'application. Cet outil est différent de Suunto Coach AI (renommé Suunto Coach) tel qu'on le connaît depuis quelques années. Il est bien plus puissant. Il faut donc distinguer aujourd'hui Suunto Coach de Suunto AI Coach.
- Suunto Coach est un assistant gratuit, basé sur l'IA, pour générer des plans d'entraînement sur mesure (j'en ai parlé plus haut).
- Suunto AI Coach est un nouvel outil encore plus puissant, alimenté lui aussi par l'intelligence artificielle et accessible depuis l'application. Il s'agit d'un assistant conversationnel dont le but est d'aider les athlètes à comprendre leurs données et à savoir quoi en faire.
Suunto AI Coach exploite les données d'entraînement et les transforme en analyses, conseils, explications et recommandations personnalisées. On peut lui poser des questions et obtenir des réponses faciles à comprendre ou des graphes. Par exemple : "J'ai prévu une séance de fractionné aujourd'hui mais j'ai les jambes lourdes après mon 10 km de samedi dernier. Que me proposes-tu comme séance ? Compare mon sommeil, ma VFC et ma fréquence cardiaque à mes niveaux habituels pour m'aider à comprendre."
L'AI Coach peut également créer des plans d'entraînement et des itinéraires que l'on peut ensuite synchroniser et utiliser sur la montre. On peut par exemple poser une question du genre "J'ai mon marathon de Berlin ce dimanche, que me recommandes-tu cette semaine pour être prêt ? Montre-moi le plan pour que je voie comment tout s'articule." Ou encore "J'aimerais changer un peu mes parcours d'entraînement habituels. Propose-moi 3 boucles de 10 km au départ de Cannes".
Suunto propose 3 mois de Suunto AI Coach offerts aux acheteurs de la Race 3S qui activent leur montre via l'application Suunto avant le 31 décembre 2026.
Suunto propose également, comme COROS, le Suunto MCP (Model Context Protocol). Le MCP est une interface qui permet à une IA, Claude ou ChatGPT par exemple, d'accéder aux données d'entraînement stockées dans l'application Suunto. On peut ensuite poser des questions directement à l'IA (Claude par exemple) pour obtenir des conseils, des suggestions ou des analyses de ces données.
Cartographie et navigation GPS

Cartographie améliorée pour afficher plus d'informations et gagner en fluidité
La Race 3S propose une cartographie en couleur issue de OpenStreetMap. Elle est disponible hors ligne, donc accessible sans avoir besoin d'un téléphone à proximité, mais il ne s'agit pas d'une carte routable.
La montre est livrée vide. Il faut choisir les cartes à charger depuis l'application. Pour la France, Suunto propose un découpage en régions, limitant ainsi la taille mémoire et le temps de transfert si l'on n'a pas besoin de la carte de France entière. Le transfert est assez rapide si l'on utilise le WiFi plutôt que le Bluetooth.
La carte, très détaillée, affiche jusqu'aux sentiers les plus petits. Le rendu global est excellent. Suunto a amélioré ses cartes pour la sortie de la Race 3S. On trouve désormais les informations supplémentaires suivantes :
- Points d'intérêt publics (points d'eau, parkings, cafés, commerces, etc.)
- Nom des lieux
- Nom des rues, routes et chemins
Voici une comparaison avec l'ancienne carte, moins détaillée. NB : j'ai désactivé par erreur l'affichage des bâtiments sur la Race 3S.

Les paramètres de la carte proposent une nouvelle option "Couches de la carte" permettant de choisir les calques à afficher : courbes de niveau, bâtiments, nom des lieux, noms des rues, points d'intérêts publics.

Les points d'intérêt sont affichés sous la forme d'icônes. On voit beaucoup de parkings et ce qui semble être des poubelles, très nombreuses en ville, mais pas de toilettes, pourtant plus utiles. On voit des bars (icône chope de bière et tasse de café), des snacks et restaurants (icône pizza et assiette/couverts), des pharmacies, des supermarchés (icône caddie), des commerces (icône sac en papier). En forêt, la carte affiche les parkings et les points d'eau.

Les noms de rue s'affichent sur la rue sans déborder de l'épaisseur du trait et se mettent à l'échelle au fur et à mesure que l'on agrandit ou rétrécit la carte. Ils suivent aussi les courbes et virages. C'est très bien fait et cela ne surcharge pas la carte.

La carte affiche également les courbes de niveau, les bâtiments, les plans d'eau.
Suunto propose plusieurs modes d'affichage :
- Off (carte désactivée)
- Lumineux (clair),
- Sombre
- Contraste élevé et hiver.
Le mode sombre correspond à peu de chose près à ce que propose COROS sur ses montres à écran AMOLED et permet, entre autres, d'économiser la batterie. Le mode contraste élevé est presque une carte en noir et blanc. Le mode hiver utilise des couleurs froides et peu nombreuses. C'est quasiment une inversion des couleurs de la carte en contraste élevé.

On agrandit ou on rétrécit la carte avec la molette dans une échelle de 25 m à 20 km sur 10 niveaux. La photo qui suit en montre six.

La carte Suunto est relativement fluide. Je la trouve un peu plus fluide sur ce modèle que sur la Suunto Run 2. Elle s'oriente sans à coups quand on change de direction. Le zoom est assez réactif mais avec quelques lenteurs masquées par un affichage assez ralenti. Si l'on tourne trop vite la molette, l'affichage ne change pas parce que le zoom met trop de temps à s'ajuster. Tout ceci n'est pas du tout gênant, même si l'on consulte la carte en courant pour suivre un itinéraire programmé.
Quand la montre n'est pas consultée, la carte passe en contraste élevé pour préserver la batterie.
Fonctions pour l'outdoor
La Race 3S embarque des outils complets pour les activités outdoor, incluant une navigation GPS avancée.
En termes d'outils, elle dispose de capteurs ABC (Altimètre, Baromètre, Compas) et d'un thermomètre. On peut programmer des alertes (lever et coucher du soleil, orage). Un widget Météo affiche des prévisions sur les 8 prochaines heures et des observations (taux d'hygrométrie, température ressentie, vent, probabilité de précipitations, rafales, qualité de l'air). Le widget Soleil et Lune indique les heures de lever et de coucher du soleil et le pourcentage de lune visible. Un Widget Marée indique les heures et coefficients de marée pour les 3 jours à venir.

Pour les ascensions à haute altitude, le widget Oxygène sanguin permet d'évaluer son niveau de SpO2 et donne un commentaire pour dire si tout va bien. La montre ne propose pas de suivi automatique de l'acclimatation à l'altitude.

Les données d'altimétrie sont assez riches : altitude, dénivelés (ascensions, descentes), vitesse verticale, allure ajustée à la pente (NGP), profil de pente, profil de pente future (en suivant un parcours programmé). On ne trouve pas de données 3D.
La montre dispose de Climb Guidance, un assistant pour les côtes disponible quand on suit un itinéraire programmé. Il identifie les différentes montées et descentes et affiche leur difficulté par des couleurs ainsi que le pourcentage de pente moyen et le dénivelé restant.

On peut zoomer le graphe pour le parcours entier et afficher la pente en cours. L'outil est perfectible mais donne une bonne idée de la difficulté qui se présente.

La Race 3S propose une lampe de poche assez puissante grâce à la dalle AMOLED très lumineuse. Elle ne rivalise pas avec une lampe LED mais éclaire tout de même très bien.
La navigation GPS, très bien faite chez Suunto, inclut :
- Trace GPS (breadcrumbs) sur fond de carte ou fond noir (si l'on désactive la carte)
- Suivi d'itinéraire en fil d'Ariane avec guidage assisté (turn by turn)
- Retour au départ en suivant la trace ou en ligne droite
- Enregistrement de points d'intérêt (position GPS)
- Navigation vers un point d'intérêt enregistré
- Chemin tracé
- Outil Règle, pour mesurer une distance à vol d'oiseau sur la carte

Le suivi d'itinéraire en fil d'Ariane permet de suivre un parcours programmé. L'application fournit un excellent outil de création. On peut sinon utiliser un fichier GPS. La montre fournit des instructions claires pour suivre le parcours et savoir quand changer de direction. De petites flèches sur le tracé indiquent les changements de direction. En cas de déviation, la montre affiche une alerte.

Chemin tracé est un outil utile quand on suit un itinéraire et que l'on recherche la précision des mesures, notamment l'allure. L'outil essaie de faire coller au mieux la trace GPS à l'itinéraire programmé. On évite ainsi des erreurs de mesure (distance, allure) quand le GPS passe mal, en ville ou en forêt par exemple. Mais pour cela, il faut bien suivre le parcours. A défaut, la trace cesse de coller à l'itinéraire prévu.
On ne trouve pas sur la montre d'outil pour être suivi à distance, comme LiveTrack, mais il existe une fonction LiveTrack dans la suite Suunto Plus. Il faut cependant installer une application tierce sur le téléphone pour pouvoir l'utiliser, ce qui rend son utilisation un peu moins pratique qu'avec un LiveTrack natif.
Autonomie
L'autonomie de la RACE 3S bondit grâce à une nouvelle capacité de batterie (+50%). Cela dit, l'autonomie n'augmente pas autant que la capacité : le gain varie entre 22 et 27% pour le sport et 33% en usage quotidien.
La marque annonce jusqu'à 55 h de sport (38 h en mode GPS le plus précis) en mode Gestes et jusqu'à 12 jours en montre connectée. En pratique, j'ai pu l'utiliser jusqu'à 21 h pendant le sport avec un affichage permanent (AOD) et 40 h en mode Gestes.
| Suunto Race 3S | Race S | Race 2 | |
|---|---|---|---|
| Montre | 12 j | 9 j | 18 j |
| Sport - Performance (multibande) | 38 h | 30 h | 55 h |
| Sport - Endurance (Tous les systèmes) | 55 h | 40 h | 65 h |
| Capacité batterie | 380 mAh | 260 mAh | NC |
Tests des capteurs
Test du GPS
Le positionnement GPS sur mon parcours de référence est excellent ! Il s'agit d'un parcours très compliqué pour le GPS dans un village aux ruelles serrées avec un passage sous un tunnel et des zones où les signaux passent mal. La trace de la Suunto Race 3S est quasiment aussi bonne que celle de la Garmin Forerunner 570 testée en même temps et sur le même bras (c'est l'une des montres offrant le meilleur GPS que j'ai testées jusqu'à présent).
Voici les 2 traces cumulées. Elles sont vraiment très proches !
Voici une comparaison avec l'ancien modèle Suunto Race S. Le tracé était déjà très bon mais moins concentré.
Ailleurs en ville, je suis assez impressionné par la précision de positionnement, régulièrement bonne et souvent aussi meilleure que les montres Garmin et COROS testées en même temps.
Sur les parcours réalisés plusieurs fois, à des jours différents, la trace reste bien concentrée.


Je passe ici bien au centre du passage pour piétons et le long du pont.

Même constat en forêt : les traces se chevauchent.

Le passage sous la voie rapide est assez délicat et rarement bien géré par les montres GPS. Ici, c'est quasiment un sans-faute sur ces 3 sorties ! Les 3 tracés se confondent et cela continue plus loin.

J'ajoute ici la trace des autres montres testées en même temps avec la Race 3S (sur 3 sorties différentes). C'est nettement moins bon pour la Garmin Fenix 9 Pro 51 mm (tracé rouge qui dévie vers le bas).

La Suunto Run 2 fait un peu moins bien que la Race 3S ici.

Le passage dans un tunnel sous la route est assez bien géré.

Ici, la trace de la Race 3S est la meilleure des 3 montres testées, toujours bien carrée et au centre des passages pour piétons. La montre COROS, très lissée, arrondit les angles.

Voici un test avec les Suunto Race 3S (poignet gauche) et Run 2 (main gauche). La Race 3S est plus précise ici.

Là aussi, à part une petite déviation en haut de la photo (flèche), la Race 3S affiche le meilleur tracé des trois montres testées.




Même constat ici. Notez l'écart de la Suunto Run 2, portée ici sur le poignet droit (ce qui joue un peu sur la précision).

Tout est très bon aussi en forêt.

Les créneaux de 5 x 5 pas sont bien réussis chaque fois.

Le cumul de distance est bon sur chaque sortie ou presque avec un écart assez faible avec les autres montres à l'arrivée : 0,2 à 0,6%. Sur ma sortie de 12 km, l'écart n'était que de 20 m...
Test de précision du cardio optique
Pour tester le cardiofréquencemètre optique, j'ai effectué des sorties de marche avec dénivelé et de course à pied incluant du fractionné. J'ai comparé les mesures à celles enregistrées par la ceinture cardiothoracique Garmin HRM 600.
Le cardio suit bien le rythme, y compris pendant le fractionné. Il manque des données par endroit (traits horizontaux que j'ai supprimés en partie pour éviter une confusion) pendant des temps de pauses photo (les données ne sont pas enregistrées dans le fichier GPX pendant ces temps mais elles sont bien dans l'application).
C'est très bon sur cette autre sortie, hormis 2 décrochages (minutes 6 et 36).
Même constat ici, y compris pendant le fractionné sur la fin de l'entraînement.
Les FC moyennes et maximales enregistrées sont très souvent identiques ou à 1 bpm près !
| FC moyenne | FC Max | |||
|---|---|---|---|---|
| Sortie | Suunto Race 3S | Ceinture | Suunto Race 3S | Ceinture |
| 1 | 118 | 117 | 165 | 165 |
| 2 | 100 | 101 | 149 | 149 |
| 3 | 112 | 112 | 163 | 163 |
| 4 | 126 | 125 | 140 | 143 |
| 5 | 134 | 133 | 168 | 167 |
Comme toujours, je rappelle que tester la précision d'un cardiofréquencemètre optique est assez délicat, les mesures pouvant énormément varier d'un individu à l'autre selon le type et la couleur de peau, la pilosité, la température extérieure, le type de sport pratiqué et d'autres paramètres. A ce sujet, je vous renvoie vers mes conseils pour optimiser les mesures de fréquence cardiaque sur une montre cardio-GPS.
Ce test permet surtout de comparer les résultats à ceux obtenus dans les mêmes conditions avec d'autres montres. Si vous recherchez la meilleure précision, je vous recommande d'utiliser une ceinture thoracique ou un brassard cardio. Un conseil : quelle que soit la montre et la marque, serrez toujours bien le bracelet pour des mesures optimales pendant le sport (1 ou 2 crans de plus qu'au quotidien).
Test de précision de l'altimètre barométrique
La Suunto Race 3S est équipée d'un altimètre barométrique à étalonnage manuel et automatique. On peut l'étalonner avant de lancer l'activité mais plus après.
Il affiche une altitude fiable et des dénivelés cohérents avec celui des autres montres testées.
Sur cette sortie, le sommet est à 254 m. Garmin l'affiche toujours très bien en général. La Suunto Race 3S réalise un étalonnage automatique progressivement sur 25 minutes, pendant que je réalisais des boucles sur mon parcours de référence.
Même constat ici. La montre COROS ne réalise pas d'étalonnage, probablement parce que l'écart d'altitude est très faible (environ 10 mètres).
Lors de cet entraînement, je portais la Suunto Run 2 et la Suunto Race 3S. L'écart max entre les deux montres est d'environ 2 mètres...
Sur ce parcours, je m'entraîne en partie sur un chemin plat, le long d'un canal.
En forêt, sur terrain bosselé, c'est bon aussi, y compris les mesures de dénivelés.
Globalement, on est en ligne avec les dénivelés Garmin et COROS.
| Dénivelé+ | Dénivelé- | Ecart | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sortie | Suunto Race 3S | Garmin FR 570 | Suunto Race 3S | Garmin FR 570 | % | |
| 1 | 237 | 252 | 231 | 254 | -7,5% | |
| 2 | 257 | 254 | 250 | 258 | -1,0% | |
| 3 | 342 | 343 | 335 | 341 | -1,0% | |
| 4 | 97 | 96 | 85 | 84 | 1,1% | |
| 5 - terrain bosselé | 121 | 123 | 122 | 124 | -1,6% | |
| 6 - terrain bosselé | 74 | 77 | 79 | 84 | -5,0% | |
Conclusion du test de la Suunto Race 3S
La Race 3S n'est pas simplement une Race S améliorée. Elle monte en gamme avec un boîtier désormais proposé uniquement en titane, un verre saphir résistant aux rayures, un cardiofréquencemètre et un processeur plus performants, un écran trois fois plus lumineux, deux fois plus de stockage et une autonomie en nette hausse. Elle devient ainsi la montre premium la plus compacte de la gamme Suunto, sans faire de compromis sur les fonctionnalités d'entraînement ni sur la fiabilité des capteurs, que j'ai trouvés très fiables. En bref, elle a tout d'une grande montre !
Cette montée en gamme a toutefois un prix : la Race 3S coûte 50 € de plus que la Race S Titanium à son lancement, soit le prix d'entrée de la Race 2, et Suunto ne propose plus de version Acier, moins coûteuse. Elle est donc nettement moins abordable que son prédécesseur. La concurrence s'annonce rude face à COROS, qui propose des modèles similaires un peu moins chers, comme la COROS PACE 4 Pro, mais moins compacts. La Race 3S reste l'une des rares montres premium compactes du marché, avec la Garmin Fenix 9 de 43 mm, vendue deux fois plus cher.
Je trouve la Race 3S particulièrement bien adaptée au trail. Sa cartographie fluide et détaillée, son verre saphir qui limite les risques de rayures, Climb Guidance pour mieux anticiper les côtes, Energy Sense pour gérer les très longues sorties lorsqu'on débute, et Race Planner pour trouver la bonne allure sur les parcours irréguliers constituent de vrais atouts. Si vous avez un poignet large, mieux vaut attendre la sortie de la Race 3 et son grand écran. Sinon, vous pouvez profiter de la baisse de prix de l'excellente Suunto Race 2 ou choisir la Suunto Vertical 2 si vous souhaitez disposer d'une lampe LED.
- Elégante et adaptée aux poignets fins
- Matériaux premium (titane et saphir)
- Ecran AMOLED très lumineux
- Grande autonomie
- GPS, cardio optique et altimètre fiables
- Outils sportifs très complets
- Navigation GPS agréable
- Cartographie fluide
- Mode snorkeling et profondimètre pour la plongée en apnée
- Prix d'entrée nettement plus élevé (équivalent Race 2 Acier)
- Interface de navigation encore perfectible
- Etanchéité limitée à 5 ATM
- Synchronisation avec l'application toujours un peu lente
Prix et disponibilité
La Suunto Race 3S est commercialisée à partir du 15 octobre 2026 en Europe. Elle est proposée au prix de 499 €, soit le prix de la Race 2 Acier.
Trois coloris sont proposés : Orchid (mauve), Feather (gris clair) et Black (noir)

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Nos procédures de test
Tester une montre sportive prend du temps. Il ne s'agit pas seulement de décrire le design et quelques fonctions : il faut aussi les tester. Vérifier la précision GPS, par exemple, ne consiste pas simplement à regarder si la trace est au bon endroit sur une carte. Cela demande beaucoup de travail. De même, les photos sont importantes pour se faire une idée du design, des écrans, etc. Un test nous prend au minimum 4 semaines entre les essais, les prises de vue et la rédaction.
Nous prenons en main la montre pour en apprécier la qualité de fabrication et le design. Nous la portons nuit et jour pendant au moins 3 semaines. Nous l'utilisons sur un grand nombre de sorties sportives et comparons les données avec celles d'autres montres portées en même temps. Nous avons développé notre propre outil pour réaliser une analyse comparative avec d'autres montres. Pour le GPS, nous analysons la précision de la trace sur une carte, la distance totale cumulée en tout point du parcours et la fidélité du tracé sur un parcours réalisé plusieurs fois à des jours différents. En savoir plus sur comment nous testons les montres (procédure complète).
Crédit photos : Sport Passion. Cet article contient des liens commerciaux.




























